Le yoga de Padma

Ce qui m’a appelée, ce que je transmets

Je ne crois pas avoir choisi le yoga comme on choisit un métier ou une activité parmi d’autres.

Le yoga est entré dans ma vie et, peu à peu, il a pris une place immense. Aujourd’hui, si je le transmets, c’est avant tout à partir de ce qu’il fut pour moi dans l’existence.

Pour moi, le yoga n’a jamais été seulement une succession de postures, ni une forme de gymnastique un peu différente. Il a changé ma vie : la façon d’habiter mon corps, de respirer, de vivre mes pensées, de sentir l’énergie qui m’anime.

Il est devenu un chemin pour se réaliser.

Encore aujourd’hui, c’est par la pratique que je parviens à me sentir unifiée, plus alignée avec qui je suis.

Aujourd’hui, j’enseigne le yoga à Martiel, près de Villefranche-de-Rouergue, dans l’Aveyron.

Rassembler les pièces d’un puzzle éparpillé

Quand j’étais adolescente puis jeune adulte, j’avais le mental agité. J’étais souvent dans mes pensées, angoissée et étrangère à mon corps. Je ne le sentais pas réellement.

Je ne savais pas encore que la respiration pouvait être une alliée.

Je ne savais pas qu’il était possible de revenir à soi par des choses aussi simples et aussi profondes que sentir ses pieds au sol, ouvrir sa poitrine, allonger une expiration ou prendre le temps de s’arrêter.

Avec les années, le yoga est venu rassembler les morceaux. Comme les pièces d’un puzzle qui auraient été éparpillées un peu partout et qui finiraient par retrouver leur place.

Il y a eu davantage d’unité, dans le corps, dans l’esprit, dans ma façon d’être là.

Ce n’est pas quelque chose de théorique. C’est très concret. Dans ma relation au monde, les choses ont changé.

Le yoga ne fait pas disparaître les difficultés de l’existence, mais il peut créer de l’espace intérieur.

Il peut apprendre à respirer au milieu de ce que nous traversons. À revenir à l’instant présent quand tout part dans tous les sens.

La première rencontre : reconnaître quelque chose que l’on ne connaissait pas encore

J’ai découvert le yoga vers seize ans, avec ma mère.

Au début, je dois dire que cela me faisait un peu rire. J’avais l’impression d’aller faire de la gymnastique avec elle.

Mais très vite, il y a eu autre chose.

La professeure ne parlait pas seulement des postures. Elle parlait de philosophie indienne, de l’âme, du cheminement intérieur, des différentes dimensions de l’être.

Elle évoquait des choses qui, pour moi, avaient quelque chose d’évident et de mystérieux à la fois.

Je me souviens avoir pensé :

« Mais je sais ça. Je sais que je sais ça. »

C’était étrange, comme si je venais toucher un fil très ancien.

Et puis, pour la première fois, j’avais devant moi une adulte qui m’intéressait réellement. Elle parlait de choses qui m’intéressaient. Elle ouvrait un monde.

Je crois qu’une graine a été déposée à ce moment-là.

Je ne suis pas devenue professeure de yoga par décision

Je n’ai pas pratiqué le yoga sans interruption toute ma vie. Il y a eu des pauses, des moments plus éloignés, d’autres plus intenses.

Puis je suis arrivée à Paris.

J’ai cherché longtemps avant de rencontrer mon professeur de yoga. En général, on sent vite si ça va le faire ou pas avec un enseignant…

Dès la seconde où je l’ai rencontré, j’ai senti que c’était quelqu’un avec qui je pouvais apprendre.

Son yoga me plaisait tellement que j’ai commencé à pratiquer une fois par semaine, puis deux, puis trois…

Je faisais les cours, les stages du dimanche matin, les stages pendant les vacances. J’ai beaucoup pratiqué avec lui. Vraiment beaucoup.

Au bout de quelques années, il m’a demandé de le remplacer pendant une semaine.

Cela m’a laissée complètement interloquée.

Je lui ai dit :

« Ça ne va pas ou quoi ? »

Mais il m’a poussée à le faire et moi, même si cela me faisait peur, j’ai dit oui.

Très vite, quelque chose s’est imposé : j’étais à ma place.

Je sentais que je pouvais transmettre.

Par ma voix, par l’énergie que je portais, par ce que j’avais vécu dans ma propre pratique, je pouvais accompagner les gens.

Je pouvais sentir le groupe, sentir ce qui avait besoin d’être posé, de se détendre, de se remettre en mouvement.

Ce n’était pas laborieux. Ce n’était pas une performance. Cela se faisait.

J’ai commencé à donner quelques cours à côté de mon travail.

Et les élèves sont venus.

Ils aimaient mon yoga, ils aimaient ma personnalité, ma manière d’être avec eux.

C’est ainsi que l’enseignement a pris sa place dans ma vie.

Entrer plus profondément dans la tradition

Plus tard, alors que je vivais près de la Suisse, j’ai suivi une formation diplômante de quatre ans auprès de la Fédération Suisse de Yoga.

Cette formation a été très importante pour moi.

Elle m’a permis d’étudier plus profondément la tradition yogique indienne, les textes fondateurs, les Yoga Sūtra de Patañjali, la Haṭha Yoga Pradīpikā et tout un ensemble de connaissances qui ont élargi ma vision.

Je ne dirais pas que cela a changé le yoga en moi.

Mais cela a ouvert une profondeur de champ immense.

Tout d’un coup, il y avait une conscience plus vaste de ce qu’est le yoga, d’où il vient, de ce qu’il porte depuis si longtemps.

J’ai aussi rencontré des enseignants et des êtres dont la présence m’a beaucoup touchée.

Entre les textes et les rencontres, il y avait comme une profondeur qui se mettait à ma disposition. Une profondeur en moi, dont je n’ai pas fini de faire le tour.

Je ne pense pas que l’on puisse jamais « terminer » en yoga.

On continue d’intégrer. On se laisse traverser.

C’est une aventure intérieure sans fin.

Quand j’enseigne aujourd’hui, tout cela est là derrière mes mots, derrière un silence, derrière la façon de proposer une posture.

Je n’ai pas besoin de tout dire.

Mais tout cela est là.

Le yoga change avec le corps, et avec la vie

Mon rapport au yoga a évolué avec les années.

Quand j’étais plus jeune, j’aimais aller loin dans les postures. J’aimais tirer sur mon corps, sentir que je poussais les limites, aller au bout de moi-même.

Aujourd’hui, je ne peux plus faire certaines choses comme avant.

Mais surtout, je n’ai plus besoin de les faire.

Le corps change, la vie change, et la pratique peut changer avec elle sans rien perdre de sa profondeur.

Beaucoup de personnes qui viennent me voir sont dans cette réalité.

Il y a des douleurs, des périodes d’arrêt, des corps qui ont vieilli, des appréhensions, parfois des incapacités.

Il y a aussi des personnes qui n’ont jamais fait de yoga et qui ont simplement besoin d’entrer dans une pratique sans se faire violence.

Je ne vois pas cela comme un problème.

C’est simplement le réel.

Et le yoga peut se vivre au contact du réel.

Les accessoires

Dans mes cours de yoga à Martiel, près de Villefranche-de-Rouergue, j’utilise volontiers des accessoires : briques, sangles, couvertures, chaises, bolsters.

Le matériel est fourni.

Cette approche s’est nourrie notamment de ma rencontre avec des enseignants issus de la lignée Iyengar.

Je ne suis pas professeure de yoga Iyengar, mais j’aime beaucoup la précision de cette pédagogie et ce qu’elle permet de découvrir.

Les accessoires ne sont pas là parce que l’on serait moins capable.

Ils sont là comme des soutiens.

Ils donnent un cadre. Ils permettent de sentir autrement une posture, de mieux placer un bassin, d’ouvrir une poitrine, de laisser les épaules trouver leur juste place.

Une couverture sous la nuque, une sangle autour des bras, une brique sous une main : cela peut paraître tout simple.

Et pourtant, la posture devient autre.

On ne la traverse plus de la même façon.

Les accessoires permettent aussi de progresser sans forcer inutilement.

Ils donnent de l’appui, de la sécurité, de la précision.

Ils peuvent aider une personne débutante à entrer dans une posture, comme ils peuvent permettre à un pratiquant expérimenté de l’approfondir.

Il n’est pas nécessaire d’être souple pour commencer

Je reçois des débutants, des pratiquants réguliers, des seniors et des personnes ayant besoin d’une pratique adaptée.

Il n’est pas nécessaire d’être souple.

Il n’est pas nécessaire d’être sportif.

Il n’est pas nécessaire de connaître le nom des postures ni de savoir faire quoi que ce soit avant de venir.

Ce qui compte le plus, selon moi, c’est le feeling avec la personne qui enseigne.

Quand on se sent accueilli, quand on se sent en confiance, alors quelque chose peut se déposer.

On peut apprendre.

Certaines personnes aimeront tout de suite pratiquer avec des accessoires. D’autres auront besoin de temps.

Certaines viendront chercher davantage de mobilité, d’autres un espace pour respirer, retrouver de l’énergie, s’apaiser ou simplement prendre soin d’elles.

Le yoga sur chaise, par exemple, permet de continuer à bouger, respirer, travailler l’équilibre et la mobilité sans avoir à descendre au sol.

C’est une pratique vivante, accessible, qui ouvre réellement des possibilités.

Pratiquer le yoga à Martiel, près de Villefranche-de-Rouergue

À l’Atelier d’Elbes, à Martiel près de Villefranche-de-Rouergue, je propose des cours de hatha yoga, de yoga sur chaise et des pratiques accessibles à différents niveaux.

Des ateliers ou mini-stages sont également organisés un samedi matin par mois, tout au long de l’année.

Mon souhait est simple : offrir un lieu où chacun puisse venir comme il est, avec son histoire, son âge, ses possibilités et ses limites.

Si vous habitez à Martiel, Villefranche-de-Rouergue ou dans les environs, et que vous souhaitez découvrir le yoga ou reprendre une pratique, je serai heureuse de vous accueillir.

→ Découvrir les cours et les horaires

→ Me contacter pour une séance découverte

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yoga-villefranchois.fr

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